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Art et essai : Tony Molière veut-il conduire l’essai ?
Lu dans…
Le jeudi 28 janvier 2010
Cinémas en presqu’île : de la place pour tout le monde ?
Non, affirment les cinémas associatifs du Pouliguen et de La Turballe. Oui, répond le tout nouveau Ciné presqu’île de Guérande. Oui mais, selon le ciné du Croisic.
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Atlantic et le Pax : bientôt le pacs ?
Ce n’est pas encore l’union mais on en parle fermement dans les deux associations. L’Atlantic et le Pax ont déjà beaucoup travaillé ensemble depuis un peu plus de trois ans. Lire l’article
Le point de vue du Veilleur…
On ne réécrira pas l’histoire
Les cinémas associatifs presqu’îliens seraient touchés par l’ouverture du multiplexe guérandais. Qui pourrait s’en étonner ? Nous ne sommes pas naïfs au point d’avoir imaginé que cette nouveauté pourrait n’être pas un chamboulement. Aujourd’hui Ciné Presqu’île est ouvert et DOIT vivre. Seuls Tony Molière et M. D’Honneur – et ses affidés – ont souhaité la création du cinéma tel qu’il existe aujourd’hui. Pourtant tous les Guérandais sont désormais pieds et poings liés et – le sourire crispé – obligés d’espérer la viabilité économique du projet. La donne a changé. Il faut maintenant en tenir compte et s’organiser pour maintenir la diversité du paysage cinématographique. Pour parler plus clairement, il va falloir apprendre à partager la place.
Appeler encore le Conseil général à la rescousse ?
La survie de l’Atlantic et du Pax passera-t-elle par un favoritisme du Conseil général pour tous les publics scolaires ? Espérons que non. Comment pourrait-on justifier tout à la fois que le Département compense les décisions de l’UMP aux plans national et communal ? On demande aujourd’hui à tous les conseils généraux de financer manuels et carnets de correspondance des collégiens pour faire face au désengagement de l’Etat UMP. Et il faudrait, encore en plus, que les décisions de l’UMP guérandais soient rattrapées par le département ! A l’heure où le Conseil général est obligé de rogner ses subventions aux associations culturelles, on voit mal comment il financerait des transports en car pour emmener des collégiens guérandais au Croisic ou à La Turballe. Sans parler de l’argument écolo : brûler du gazole pour faire rouler des autocars pour transporter des élèves qui pourraient, en quelques centaines de mètres, se rendre à pied au ciné !
Il faut sécher ses larmes et repartir de l’avant
Il faut donc l’admettre. Un peu comme à l’image du dossier Vénétie, il nous faut payer l’héritage D’Honneur (Quand cela finira-t-il ?). Beaucoup ont espéré l’ouverture d’un cinéma associatif à Guérande. La bataille a été perdue, mais la défaite ne doit pas entraîner le naufrage des cinémas associatifs presqu’îliens. Il va donc falloir négocier. Pour la survie d’une programmation un peu différente et de tarifs moins prohibitifs. On pense alors aisément au label « Art et essai ». Ce label supplémentaire attaché à l’enseigne du multiplexe prive les cinémas alentour de leur spécificité. Un peu comme si Monsieur Tony avait décidé d’étouffer la concurrence voisine. M. Priou peut-il intervenir dans ce sens ? Sans doute. Le voudra-t-il ? Sans doute, non. Qu’est ce à dire ? Qu’il va nous falloir encore attendre du Conseil général qu’il pèse de tout son poids, s’il le peut, pour que notre culture cinématographique ne soit pas sous la coupe exclusive du privé. Mais on regretterait que nos collégiens puissent être instrumentalisés comme outil de pression économique. Dans tous les cas, les partisans des cinémas associatifs vont devoir ravaler leur amertume et nous montrer qu’en développant leurs spécificités, en s’appuyant sur l’engagement de leurs bénévoles, ils ne sont pas condamnés à se laisser manger la laine sur le dos. Au contraire ils doivent se rendre indispensables pour offrir une programmation plus culturelle et moins commerciale.
Jean-Xavier Dréan
Lu dans…
Le jeudi 28 janvier 2010
Nous sommes 71 512
Entre 1999 et 2007, l’intercommunalité a gagné 7 454 habitants. Certaines villes croissent très vite.
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Le point de vue du Veilleur…
Pas de quoi être fier
Nous serions 71 512. « Oui, et alors ? » pourrait-on se dire de prime abord. A examiner les chiffres d’un peu plus près, on se rend compte que cela représente quand même une augmentation de près de 12% en huit ans, quand, au niveau national, elle était de moins d’un pourcent. On constate donc, si on l’ignorait, que notre territoire est très attractif, comme toutes les régions littorales.
Face à une telle pression démographique, on comprend la volonté des élus de Cap Atlantique de contrôler, à travers la politique d’urbanisme, le nombre de nouveaux presqu’îliens. Là où le bât blesse, c’est que cette politique s’accompagne d’une volonté, plus ou moins avouée, de ségrégation sociale. Il faut rappeler que nos élus locaux ont renoncé à tout effort de rattrapage du retard en matière de logement social. Rattrapage pourtant voulu par la loi S.R.U. (le S signifiant Solidarité) qui fixe, en la matière, un objectif de 20%. Ch. Priou semble même s’enorgueillir d’être le meilleur élève de la presqu’île malgré un petit 10%…
Densifier
Pourtant, à la différence du Pouliguen ou du Croisic, Guérande bénéficie d’une importante réserve foncière. Cela devrait donner à l’équipe municipale la possibilité d’une politique plus volontariste. Mais chez M. Priou, au-delà des positionnements politiciens, on n’observe guère de volonté. On peut donc craindre que la politique urbanistique suive son triste cours, à savoir un lent mitage de l’espace qui, insidieusement, risque petit à petit de remettre en cause la vocation agricole de Guérande. Alors qu’on attendrait plutôt une densification de l’habitat, dans le centre-ville au moins.
Penser les équipements
7 000 nouveaux habitants en presqu’île, cela implique aussi de « faire suivre » les équipements locaux. Des efforts sont notables pour ce qui concerne les écoles (Saint-Lyphard, La Madeleine), le traitement des eaux usées (St Lyphard encore qui comble un lourd retard.) Mais il est un problème auquel nos élus locaux ne semblent pas vouloir s’attaquer : celui des transports. Certes le Conseil général aménage quelques ronds-points et devrait bientôt lancer le chantier du contournement de Guérande en direction de la Turballe. Mais au niveau guérandais, qu’est-il fait pour fluidifier nos déplacements ? A-t-on avancé sur le dossier des transports en commun ? Progresse-t-on au niveau des modes de circulations douces (vraies pistes cyclables, trottoirs, pédibus…) ? M. Priou attend-il la création de quelque Collectif pour en pomper les idées ? La certitude, c’est que les Guérandais, eux, attendent encore.
Jean-Xavier Dréan
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Le mardi 12 janvier 2010
Vers un échange de terrains
Le propriétaire semble d’accord pour bâtir sa maison de retraite à Beauséjour et vendre le terrain.
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Le lundi 11 janvier 2010
Orpea serait d’accord pour laisser le terrain de la Vénitie
Le propriétaire semble d’accord pour bâtir sa maison de retraite à Beauséjour et vendre le terrain.
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Le point de vue du Veilleur…
Qu’il a traîné ce dossier ! On ne remontera pas à la faute originelle dhonneurienne. Le bilan est suffisamment affligeant sans qu’on en rajoute. Alors, ne gâtons pas notre plaisir et saluons l’heureuse issue de cette malheureuse affaire. Mais, comme le Collectif et M. Priou, restons vigilants. Soit à la conclusion complète, soit à l’aspect juridique et technique. Qu’il en a des préoccupations not’ maire !
Alors, aujourd’hui, c’est distribution de prix de début d’année. A tout seigneur, tout (D’)honneur : le collectif opposé au projet. Grand prix du mérite pour son opiniâtreté et sa persévérance. Premier accessit au Conseil général qui en rachetant une partie du terrain pour le préserver a remis en mouvement ce dossier enkysté. Deuxième accessit à l’opposition municipale qui n’a eu de cesse de relayer au plan municipal les préoccupations des opposants. Et, last but not least, prix de rattrapage à M. Christophe Priou qui a su proposer (peut-être cela lui avait-il été soufflé ?) un échange de terrains à Orpéa avant que celle-ci ne le réclame…
Voilà donc une affaire qui semble se clore heureusement. Rappelons qu’elle a valu un vilain Prix citron aux communes de Guérande et La Baule de la part d’associations de protection du littoral. On se passerait d’une telle publicité ! Et espérons que M. Priou, à l’avenir, cessera ses manœuvres de diversion dès qu’il est question du sujet.
Jean-Xavier Dréan